La fête a viré à l’émeute. Après la victoire historique du PSG en Ligue des champions samedi soir, la capitale a été le théâtre de violences massives. Selon le préfet de police Laurent Nunez, plus de 79 interpellations ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, s’ajoutant aux 491 interpellations et 323 gardes à vue déjà comptabilisées depuis samedi. Deux personnes sont mortes : un mineur poignardé à Dax, et un jeune homme fauché par une voiture à Paris.
Des casseurs venus pour en découdre
Mortiers, pillages, blocages du périphérique : sur les Champs-Élysées comme au Parc des Princes, de véritables scènes de guérilla urbaine ont éclaté. Pour Laurent Nunez, les auteurs de ces violences n’étaient « pas des supporters » mais des délinquants venus uniquement « pour casser ». Le préfet dénonce une « sauvagerie inimaginable » malgré un dispositif policier jugé « à la hauteur » par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
Près de 100 000 personnes s’étaient pourtant rassemblées dans la capitale pour saluer les joueurs parisiens. Mais la liesse a rapidement laissé place à la confusion, entre heurts, interpellations musclées et scènes de panique. À Paris, des commerçants dénoncent une vingtaine de pillages recensés, tandis que d’autres villes comme Grenoble, Nantes ou Marseille ont aussi connu des débordements.
Face à ce chaos, l’exécutif tente de sauver la face. « On a évité bien d’autres faits délictueux », insiste Nunez, refusant le terme de fiasco.