Youssef El-Nesyri a inscrit le penalty victorieux et Yassine « Bono » Bounou a repoussé deux tentatives pour offrir au Maroc une qualification en finale de la Coupe d’Afrique des nations, mercredi, grâce à une victoire 4-2 aux tirs au but face au Nigeria. Les deux équipes s’étaient neutralisées 0-0 après prolongation.
Le gardien nigérian Stanley Nwabali est parvenu à stopper un tir au but, mais il a été dominé par Bono lors de la séance décisive. La rencontre s’est déroulée devant 65 458 spectateurs, en grande majorité favorables au Maroc, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.
Un stade acquis à la cause marocaine
« Nous avons joué avec 12 joueurs », a déclaré le sélectionneur marocain Walid Regragui en référence au soutien du public. Quelques supporters nigérians, vêtus de vert, étaient présents dans les tribunes, mais peinaient à se faire entendre face à l’ambiance imposée par les supporters locaux.
Le Maroc, pays hôte de la compétition, s’est ainsi offert une finale dimanche dans le même stade face au Sénégal, tenant du titre 2021. Les Lions de la Teranga se sont qualifiés plus tôt dans la journée en battant l’Égypte 1-0 à Tanger lors de l’autre demi-finale.
Une finale très attendue et des billets hors de prix
Le Maroc tentera de décrocher son premier titre continental depuis son unique sacre en 1976. L’engouement autour de la finale promet d’être immense et les billets devraient atteindre des prix très élevés. Avant la demi-finale de mercredi, plusieurs informations faisaient état de billets affichés à une valeur faciale de 300 à 500 dirhams, revendus jusqu’à 7 000 dirhams ou plus sur le marché illégal.
Sur le terrain, l’influence du public était perceptible à chaque prise de balle nigériane, couverte par un concert assourdissant de sifflets.
Des occasions marocaines, un Nigeria peu inspiré
Calvin Bassey a été le premier joueur à subir l’accueil bruyant du public lorsqu’il est entré seul sur la pelouse avant le coup d’envoi, auquel il a répondu par un large sourire. Le Maroc s’est montré dangereux dès les premières minutes, avec un superbe tacle de Semi Ajayi pour contrer Ismael Saibari. Brahim Díaz a ensuite frôlé le poteau sur une frappe enroulée avant de tenter de galvaniser un public déjà en ébullition.
Bassey a été averti pour une faute tactique à l’entrée de la surface, ce qui l’aurait privé de la finale en cas de qualification du Nigeria. Il manquera finalement le match pour la troisième place, jugé peu attractif, contre l’Égypte samedi à Casablanca.
Ademola Lookman a signé l’unique tir cadré des Super Eagles, une frappe trop centrale pour inquiéter Bono après une belle action collective. Dans l’ensemble, le Nigeria s’est montré trop peu inspiré offensivement.
Regragui souligne la solidité de son équipe
« C’était une équipe qui avait marqué 14 buts. Ils ont tiré deux fois et n’ont cadré qu’une seule frappe. Cela veut dire quelque chose », a souligné Walid Regragui.
Le Maroc a dominé les statistiques avec 16 tirs, dont cinq cadrés. Brahim Díaz, Ayoub El Kaabi et Achraf Hakimi se sont tous procuré de nettes occasions. Le Nigeria a néanmoins résisté jusqu’à la séance de tirs au but, où Bono a repoussé les tentatives de Samuel Chukwueze et Bruno Onyemaechi, avant de voir Youssef El-Nesyri offrir la qualification aux Lions de l’Atlas.