Les accusations sont graves. Mais Dimitri Payet reste présumé innocent. L’ancien numéro 10 de l’Olympique de Marseille, désormais au Vasco de Gama (Brésil), est visé par la plainte d’une femme, une avocate brésilienne, pour « violences physiques, morales, psychologiques et sexuelles ». Elle raconte à l’AFP avoir eu une relation amoureuse avec le footballeur.
Larissa Ferrari souhaite « que justice soit rendue« , car « il a abusé de (sa) vulnérabilité psychologique pour obtenir des avantages sexuels« . L’enquête a débuté, tout est donc à prendre au conditionnel pour le moment.
Selon le procès-verbal, Dimitri Payet, 38 ans, aurait laissé « des marques sur son corps« . La jeune femme aurait « souffert de violences physiques, morales, psychologiques et sexuelles« .
« Lécher le sol et les toilettes »
Dans ce témoignage en date du 29 mars, elle détaille leur relation de façon sordide : « Il m’a demandé des preuves d’amour, comme boire ma propre urine, me salir, lécher le sol, lécher les toilettes. C’est difficile d’en parler et de regarder ces vidéos. J’ai même bu l’eau des toilettes. » La victime, avocate de 28 ans, par ailleurs supportrice du Vasco de Gama, explique avoir connu le joueur via Instagram en août 2024, ils auraient sympathisé puis connu une relation amoureuse.
La plainte a été enregistrée dans un commissariat spécialisé dans l’assistance aux femmes, a précisé la police civile de Rio. Larissa Ferrari a demandé « des mesures de protection » face au « comportement agressif » du footballeur. Tout en expliquant souffrir de trouble de la personnalité, type « borderline », qui se caractérise par une hypersensibilité et une instabilité émotionnelle dans les relations. « Je suis avocate, je n’aurais jamais fait de dénonciations aussi graves à la légère, je veux que justice soit rendue car il a abusé de ma vulnérabilité psychologique pour obtenir des avantages sexuels« .
Ni le joueur, ni le club de Vasco de Gama n’ont pour l’instant commenté l’affaire.