Les saisons se suivent et ressemblent. Comme lors de chaque journée de lutte contre l’homophobie en Ligue 1, l’attaquant égyptien du FC Nantes, Mostafa Mohamed, se fait porter pâle. Cette fois, alors que le FC Nantes reçoit Montpellier et joue sa survie en L1, le buteur sera « aux soins« .
Son entraîneur Antoine Kombouaré a expliqué en conférence de presse qu’il « ne se sentait pas bien« . Une excuse pour ne pas avoir à se justifier longuement. L’attaquant sera d’ailleurs sanctionné financièrement par Nantes. Et l’amende infligée sera reversée à une association.
Mais cette décision de ne pas jouer ce match fait jaser en plus haut lieu. Personne ne lui demande d’être homosexuel mais seulement de porter, comme tous les autres joueurs du championnat, un signe de solidarité envers les victimes de discriminations. Particulièrement d’homophobie.
La vraie raison de son refus
La réalité est tout de même plus complexe. Si Mostafa Mohamed refuse de porter les couleurs arc-en-ciel, signe de « soutien » aux communautés gays et LGBT, c’est surtout parce que sa famille vit en Egypte.
Là-bas, le fait de savoir que le joueur soutient cette cause pourrait valoir à sa famille de dangereuses représailles. Physiques, notamment. Et donc mettre leurs vies en danger. Le joueur refuse de prendre ce risque et c’est ainsi qu’il a déclaré forfait lors de chaque journée de lutte contre l’homophobie.
Nantes reçoit Montpellier, lanterne rouge et déjà relégué, samedi à 21 heures, dans le cadre de la 34e et dernière journée de Ligue 1.