Le 21 mai 1904, à Paris, naît la Fédération Internationale de Football Association, plus connue sous son acronyme FIFA. C’est dans une salle de réunion du 229 rue Saint-Honoré, au cœur de la capitale française, que sept nations européennes – la France, la Belgique, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse et l’Espagne – signent l’acte fondateur de cette organisation désormais incontournable dans le monde du sport. Derrière cette initiative se trouve un homme : Robert Guérin, journaliste sportif passionné et arbitre, qui souhaite doter le football d’une autorité indépendante, capable de structurer les compétitions internationales et de promouvoir un sport encore jeune.
Dès ses débuts, la FIFA se heurte à un absent de poids : le Royaume-Uni, inventeur du football moderne, refuse de rejoindre une organisation qui ne reconnaît qu’une fédération par pays, alors que l’Angleterre, l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord ont chacune la leur. Mais au fil du temps, ces divergences s’apaisent, et la FIFA entame sa lente transformation en puissance mondiale. Son ambition première est simple mais révolutionnaire : professionnaliser le football pour en faire un sport accessible aux classes populaires. En ce début de XXe siècle, la pratique sportive reste réservée à une élite. La FIFA entend changer cela.
Sous l’impulsion de Jules Rimet, qui prend la présidence en 1921, l’organisation va connaître un tournant décisif. En 1930, il crée la Coupe du Monde, inspiré par les Jeux olympiques. La première édition a lieu en Uruguay, et elle pose les bases de ce qui deviendra l’un des plus grands événements de la planète. En 2018, près de 3,5 milliards de spectateurs ont suivi la compétition. Aujourd’hui, la FIFA compte 211 pays membres, soit plus que l’ONU, et gère un budget de plusieurs milliards d’euros.
De Paris à Doha, de Fatty Foulke aux stars mondialisées, la FIFA a imposé le football comme un langage universel, né ce 21 mai 1904 d’un rêve simple : faire jouer ensemble les nations du monde.