Vendée : un ouvrier de 19 ans meurt enseveli sous du goudron à 200 °C
Vendée : un ouvrier de 19 ans meurt enseveli sous du goudron à 200 °C

C’est un drame d’une violence insoutenable qui s’est joué mardi matin sur un chantier routier à Sainte-Flaive-des-Loups, près de La Roche-sur-Yon. Un jeune ouvrier de 19 ans, employé à la réfection d’une chaussée, a été enseveli sous une coulée de goudron chauffé à 200 °C, déversé accidentellement par une benne. Malgré l’intervention immédiate de ses collègues, il est décédé quelques heures plus tard au CHU de Nantes. Les faits se sont déroulés en quelques secondes. L’équipe s’affaire autour du chantier quand, brusquement, la porte d’une benne contenant du bitume liquide cède. Le goudron se répand, engloutissant le jeune homme sous une masse brûlante. Seule sa tête restait visible au milieu de la chaussée. « J’ai entendu un hurlement de douleur. J’ai tout lâché et j’ai couru », raconte une voisine encore bouleversée, témoin de la scène. « Je l’ai vu au loin. Il n’y avait que sa tête qui sortait du bitume. »

Un chantier qui vire au cauchemar

Sous le choc, ses collègues s’emparent de pelles pour tenter de le dégager. L’un d’eux aurait été brûlé aux mains en essayant de lui venir en aide. Les secours, alertés immédiatement, ont héliporté la victime vers l’hôpital de Nantes. Il n’a pas survécu à ses blessures. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. La porte de la benne aurait cédé sans que le conducteur du camion ne s’en rende compte. L’Inspection du travail a été saisie, comme le prévoit la procédure en cas d’accident mortel sur un chantier. Les investigations devront établir s’il s’agit d’une défaillance technique, d’une erreur humaine ou d’un manquement aux règles de sécurité. Ce drame ravive la question des conditions de sécurité sur les chantiers, en particulier pour les jeunes salariés souvent en première ligne et peu expérimentés. Dans une région où les travaux publics emploient chaque été de nombreux saisonniers, l’accident jette une ombre lourde sur les protocoles en vigueur. Pour l’instant, l’entreprise en charge du chantier ne s’est pas exprimée publiquement.

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