Une mère du Mississippi abat un singe évadé pour protéger ses enfants (AP Photo/Sophie Bates)
Une mère du Mississippi abat un singe évadé pour protéger ses enfants (AP Photo/Sophie Bates)

L’incident s’est produit dimanche matin près de Heidelberg, dans le Mississippi. Jessica Bond Ferguson, mère de cinq enfants, a abattu l’un des singes qui s’étaient échappés quelques jours plus tôt après le renversement d’un camion sur une route voisine. Selon ses dires, elle a agi par instinct maternel, craignant pour la sécurité de ses enfants âgés de 4 à 16 ans.

Réveillée par son fils de 16 ans qui disait avoir aperçu un singe dans le jardin, la femme a saisi son arme et est sortie de chez elle. « J’ai fait ce que n’importe quelle mère aurait fait », a-t-elle déclaré à l’Associated Press. « J’ai tiré une première fois, il n’a pas bougé. J’ai tiré encore et il est tombé. »

Un incident lié à un accident de transport de primates

Les autorités du comté de Jasper ont confirmé qu’un habitant avait trouvé un singe sur sa propriété avant que le Département de la faune du Mississippi ne récupère l’animal. Ces singes rhesus macaques faisaient partie d’un lot de 21 primates transportés depuis le Centre national de recherche biomédicale de Tulane, en Louisiane. Le camion qui les transportait s’était renversé sur l’Interstate 59 mardi, tuant la plupart des animaux. Trois d’entre eux auraient réussi à s’échapper.

Bien que des témoins aient d’abord affirmé que les singes pouvaient être porteurs de maladies, les experts de Tulane ont précisé qu’ils étaient non infectieux et récemment testés. Toutefois, le shérif Randy Johnson avait jugé nécessaire de « neutraliser » les animaux en raison de leur comportement potentiellement agressif.

Un climat de méfiance envers les laboratoires de recherche

Les singes rhesus, qui pèsent en moyenne 7 kilos, sont parmi les animaux les plus utilisés dans la recherche médicale. Tulane a précisé qu’ils n’appartenaient pas à son laboratoire, bien que le centre fournisse régulièrement des primates à des institutions scientifiques. L’établissement avait déjà été pointé du doigt en 2015 pour un « manquement à la biosécurité » ayant conduit à l’euthanasie de plusieurs singes.

Cet épisode survient près d’un an après la fuite de 43 macaques dans une autre installation de recherche en Caroline du Sud. Un incident de plus qui alimente les inquiétudes sur le transport et la sécurité des animaux de laboratoire, dans un contexte de défiance croissante du public vis-à-vis des expériences sur les primates.

Que retenir rapidement ?

L’incident s’est produit dimanche matin près de Heidelberg, dans le Mississippi. Jessica Bond Ferguson, mère de cinq enfants, a abattu l’un des singes qui

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