Un violent incendie a ravagé mardi soir une maison de retraite à Tuzla, dans le nord de la Bosnie-Herzégovine, faisant au moins dix morts et plusieurs blessés, selon les médias locaux. Le drame s’est produit vers 21 heures (20 h GMT), avant que les pompiers ne parviennent à maîtriser les flammes environ une heure plus tard. Les causes du sinistre restent encore inconnues.
Selon la chaîne publique Federalna TV, au moins cinq résidents ont été blessés, dont trois grièvement. Deux d’entre eux ont été placés en soins intensifs à l’hôpital universitaire de Tuzla, tandis qu’un troisième patient reçoit un traitement d’urgence pour une intoxication au monoxyde de carbone. « Trois patients sont hospitalisés en médecine interne pour intoxication au monoxyde de carbone, deux sont en soins intensifs et un est actuellement aux urgences », a déclaré Ersija Aščerić Mujedinović, porte-parole du centre hospitalier.
Des images diffusées par les médias bosniens montrent des flammes s’échappant des fenêtres du bâtiment, tandis que les pompiers tentaient d’évacuer les résidents, pour la plupart âgés ou à mobilité réduite. Plusieurs ambulances ont été dépêchées sur place pour transporter les blessés et prêter assistance aux survivants.
Les autorités locales ont ouvert une enquête afin de déterminer l’origine de l’incendie. Selon les premiers témoignages recueillis par la police, les flammes auraient pris dans une chambre du premier étage avant de se propager rapidement à une partie du bâtiment, piégeant plusieurs pensionnaires à l’intérieur.
La tragédie a suscité une vive émotion dans tout le pays, où les établissements pour personnes âgées sont souvent critiqués pour le manque de moyens et de mesures de sécurité. Le maire de Tuzla a exprimé sa « profonde tristesse » et promis un soutien immédiat aux familles des victimes, tandis que le gouvernement fédéral de Bosnie a annoncé qu’il dépêcherait une équipe d’experts sur les lieux pour évaluer les conditions de sécurité de la résidence.
Ce drame, l’un des plus meurtriers survenus récemment dans une maison de retraite en Europe du Sud-Est, relance le débat sur la vétusté des infrastructures d’accueil et la nécessité de renforcer les normes de prévention des incendies dans les établissements abritant des personnes vulnérables.