Deux hommes âgés de 16 ans ont été interpellés puis mis en examen par un juge antiterroriste à Paris. Ils sont désormais placés en détention provisoire. Les enquêteurs leur reprochent d’avoir préparé une action violente contre un lieu de culte juif et d’adhérer à la propagande de l’État islamique.
Selon les premiers éléments recueillis, l’un d’eux aurait diffusé dans une conversation WhatsApp fréquentée par des internautes radicalisés un message annonçant son intention de « tuer des Juifs dans 5 jours ». Il aurait également partagé une photo le montrant armé d’un couteau, mimant l’attitude d’un combattant djihadiste.
Un adolescent tchétchène installé à Strasbourg
Ce mineur est décrit comme un jeune d’origine tchétchène, arrivé en France avec sa mère il y a plusieurs années après avoir fui un père réputé violent resté en Russie. Installé à Strasbourg, il aurait traversé une période marquée par de fortes difficultés d’adaptation.
Après un passage rapide dans une filière professionnelle liée à l’électricité, il aurait abandonné ses études en 2024. Depuis, il vivait replié sur lui‑même, sans cercle social ni activités identifiées. Les enquêteurs évoquent une consommation régulière de contenus extrêmement violents, avant un basculement progressif vers des vidéos et messages diffusés par l’État islamique. Ce changement l’aurait conduit à participer à des échanges en ligne où il exprimait des propos ouvertement antisémites et appelait à cibler la communauté juive.
Un second adolescent radicalisé en ligne
Le deuxième suspect, un Français du même âge vivant en région parisienne, serait issu d’un milieu familial stable et scolarisé en apprentissage. Les enquêteurs estiment qu’il aurait lui aussi glissé vers des positions extrémistes à la suite de discussions en ligne avec d’autres jeunes sensibles aux discours djihadistes. Dans le groupe WhatsApp où évoluait le premier adolescent, il aurait relayé plusieurs messages hostiles aux Juifs et manifesté son appui à une action violente.