Tentative de racket au lycée Montaigne: des professeurs interviennent, les suspects prennent la fuite
Tentative de racket au lycée Montaigne: des professeurs interviennent, les suspects prennent la fuite

Jeudi, vers 14 heures, la sortie du lycée Montaigne, dans le 6e arrondissement de Paris, a brièvement pris des allures de scène de rue tendue. Une voiture de type Seat rouge se serait arrêtée brusquement rue Auguste-Comte, à deux pas de l’établissement, au moment où des élèves quittaient les lieux.

Deux hommes seraient descendus du véhicule et auraient ciblé deux lycéens, réclamant téléphones et objets de valeur. L’intimidation, elle, aurait été immédiate, avec des menaces de coups proférées devant d’autres élèves. La mécanique du racket, froide et rodée, là où l’on s’attend plutôt aux cartables et aux discussions de fin de cours.

Les adolescents auraient tenté de s’éloigner, mais l’un d’eux aurait été rattrapé. Plus grave, un suspect aurait essayé de le contraindre à monter dans la voiture. Dans ce genre de moment, tout se joue à quelques mètres, à quelques secondes, à l’intervention d’un adulte ou à l’indifférence générale.

Quand la sortie des cours vire au guet-apens

Cette fois, l’indifférence n’a pas eu le dernier mot. Alertés par l’agitation, des professeurs seraient intervenus et auraient permis à l’élève de se dégager. Les deux victimes, choquées, se seraient alors réfugiées à l’intérieur du lycée, loin de la rue et du véhicule.

Avant de repartir, les suspects auraient aussi menacé les enseignants, évoquant l’idée de les « fracasser » « à coups de machette », toujours selon la même source policière. Des mots bruts, lancés comme on jette une pierre, qui disent autant la violence d’une époque que l’audace de certains individus capables de provoquer une communauté scolaire en pleine journée.

La police s’appuie désormais sur des images de vidéosurveillance pour tenter d’identifier les auteurs. L’affaire, elle, rappelle une réalité que beaucoup de parents aimeraient croire cantonnée à d’autres quartiers, à d’autres horaires, à d’autres établissements: la sécurité aux abords des lycées reste un chantier permanent, et la rue n’attend pas la sonnerie pour imposer ses règles.

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