Salut nazi au Futuroscope : un élève sanctionné, le parc alerte sur une dérive inquiétante
Salut nazi au Futuroscope : un élève sanctionné, le parc alerte sur une dérive inquiétante

Le geste n’a pas duré une seconde, mais ses conséquences ont été immédiates. Un lycéen espagnol en sortie scolaire a été exclu du Futuroscope, mardi 17 juin, après avoir effectué un salut nazi au moment du cliché souvenir dans une attraction. L’incident, qualifié de « phénomène croissant » par la direction du parc, s’inscrit dans une série d’actes similaires constatés depuis le début de l’année. Le comportement de l’adolescent, repéré dans l’attraction « Objectif Mars », a déclenché l’intervention rapide des services de sécurité du parc d’attractions situé dans la Vienne. L’élève a été aussitôt exclu et entendu dans la foulée par la gendarmerie. L’établissement scolaire dont il dépendait a également été informé.

Des saluts nazis de plus en plus fréquents

Selon les responsables de la communication du Futuroscope, ce type de gestes tend à se multiplier, notamment chez les groupes d’élèves français et espagnols. Plusieurs cas auraient été recensés depuis janvier, tous dans le cadre de visites scolaires. Le parc dénonce une forme de banalisation inquiétante, en particulier lorsque les adolescents associent ces gestes à des références culturelles ou numériques sans en mesurer la portée. L’auteur de l’acte aurait justifié son geste par une allusion à Elon Musk, parfois caricaturé sur les réseaux sociaux en lien avec des ambitions martiennes et certaines controverses idéologiques. Rien ne permet à ce stade de confirmer ce lien, mais la multiplication des gestes similaires laisse perplexes les équipes de sécurité. En droit français, le salut nazi n’est pas explicitement interdit, contrairement au port d’uniformes ou de symboles liés au régime hitlérien. Toutefois, il peut relever de l’incitation à la haine raciale ou de l’apologie de crimes contre l’humanité, en fonction du contexte et de l’intention. Le précédent le plus récent remonte à janvier, lorsqu’un collégien guadeloupéen avait effectué le même salut lors d’une visite d’élèves allemands. Il avait lui aussi été sanctionné.

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