Le drame du Rallye de Saint-Joseph s’alourdit encore. Une semaine après la terrible sortie de route survenue le 26 octobre à la Plaine-des-Grègues, une troisième enfant a succombé à ses blessures dimanche 2 novembre. Elle était âgée de huit ans, comme sa cousine décédée le soir même de l’accident.
Un choc d’une violence extrême
Ce dimanche-là, lors du 18e Rallye de Saint-Joseph, la voiture numéro 39 avait perdu le contrôle après un dos-d’âne avant de percuter un groupe de spectateurs rassemblés devant leur domicile. Le choc avait été d’une extrême violence. Un garçon de douze ans et sa sœur de huit ans avaient été grièvement blessés et n’avaient pas survécu à leur transfert vers le CHU Sud. Une autre fillette, issue de la même famille, avait été admise en réanimation dans un état critique. Son décès, une semaine plus tard, porte désormais à trois le nombre d’enfants tués dans cet accident. Un père de famille de 35 ans reste hospitalisé après avoir été grièvement blessé. Les circonstances précises du drame continuent d’être examinées par les enquêteurs, alors que la communauté locale est toujours sous le choc.
Une épreuve endeuillée et un deuil collectif
L’accident, survenu en bordure de la route du parcours, a bouleversé tout le sud de l’île. Des hommages spontanés ont été rendus sur les lieux du drame, où des habitants ont déposé fleurs et bougies. Les organisateurs du rallye, effondrés, ont exprimé leur solidarité aux familles et annoncé une réflexion sur les mesures de sécurité encadrant les spectateurs. À Saint-Joseph, la douleur reste immense. Trois vies d’enfants emportées rappellent la dangerosité de ces compétitions populaires, où la passion mécanique se heurte parfois à la tragédie humaine.