A l’arrière d’un TGV lancé à plus de 300 km/h, un homme de 43 ans a parcouru plus de 500 kilomètres entre Paris et Valence, dans des conditions extrêmes. Il a été repéré transi de froid à son arrivée en gare, ce jeudi 8 mai, par des contrôleurs médusés par la scène. L’homme s’était installé au-dessus du soufflet, entre la motrice de queue et la dernière voiture du train, selon les premiers témoignages. À cette vitesse, en extérieur, la température ressentie peut chuter drastiquement, rendant ce voyage aussi dangereux qu’insensé. Les agents de la gare de Valence ont immédiatement alerté les pompiers, les gendarmes et le service de sécurité SSIAP. L’homme a été évacué vers l’hôpital, sans toutefois vouloir décliner son identité.
Une infiltration au dépôt avant le départ
L’accès au TGV étant strictement contrôlé en gare de Lyon, la piste la plus probable est que le quadragénaire ait réussi à se glisser à bord depuis le dépôt ferroviaire, où les rames sont entreposées entre deux trajets. Cette zone, plus vulnérable en termes de surveillance, lui aurait permis de se hisser à l’extérieur du train avant son départ. Le TGV était à destination de Barcelone, mais son passager clandestin a vu son périple s’interrompre à Valence. Les motivations de l’homme restent inconnues à ce stade, tout comme son identité. Mais son acte soulève de sérieuses questions de sécurité ferroviaire, dans un environnement où la moindre erreur peut être fatale. Un voyage illégal, absurde… et miraculeusement sans mort à l’arrivée.