Un drame conjugal secoue Billère, près de Pau. Une femme de 41 ans, retrouvée inconsciente dimanche soir dans son domicile par les pompiers, est décédée mardi à l’hôpital après avoir été hospitalisée en état de mort cérébrale. À ses côtés, les secours avaient découvert son compagnon, prostré. Cet homme de 31 ans, qu’elle fréquentait depuis le début de l’année, a été interpellé puis mis en examen jeudi pour « meurtre par conjoint » avant d’être placé en détention provisoire. Le parquet de Pau, dirigé par Rodolphe Jarry, souligne que les circonstances exactes du décès restent confuses. L’autopsie a révélé la présence d’un hématome sous-dural au niveau du crâne, mais les magistrats attendent encore les résultats d’analyses complémentaires, notamment toxicologiques. Le mis en examen affirme de son côté qu’il existait des disputes et des violences réciproques au sein du couple, mais nie avoir frappé sa compagne le jour des faits. Il avance qu’elle aurait ingéré des médicaments.
Un passé judiciaire lourd
Si la victime n’avait jamais déposé plainte, l’enquête a révélé un climat de violences conjugales connu de l’entourage et du voisinage. Le casier judiciaire du trentenaire comporte plusieurs condamnations, dont l’une pour violences aggravées et une autre pour violences conjugales. Ces éléments ont conduit le parquet à retenir la qualification criminelle de « meurtre par conjoint », qui pourrait toutefois évoluer au fil des investigations. Le juge d’instruction en charge du dossier devra désormais éclaircir les zones d’ombre qui entourent ce drame, survenu dans un contexte marqué par une recrudescence des affaires de violences intrafamiliales en France. À Pau, ce nouveau féminicide présumé rappelle l’ampleur du phénomène et relance les interrogations sur la prévention et la prise en charge des violences au sein du couple.