Nouvelle attaque spectaculaire dans le cœur de la capitale. Jeudi 2 octobre, à 4 h 40 du matin, une Alfa Romeo rouge a foncé sur la grille d’une boutique Chanel située rue Royale, dans le 8e arrondissement de Paris. La porte vitrée a volé en éclats, permettant aux cambrioleurs d’accéder rapidement aux rayons. Ils sont repartis avec plusieurs sacs de luxe, un butin dont le montant exact n’est pas encore connu. Selon les premiers éléments, au moins deux individus ont participé au braquage. Après avoir utilisé le véhicule-bélier, ils l’ont abandonné à un kilomètre de là dans un parking souterrain, avant de disparaître à bord d’une autre voiture. Aucune interpellation n’avait eu lieu en fin de journée.
Une série qui inquiète la police
Le quartier s’est réveillé avec la façade dévastée et une boutique quasiment vidée. Le gardien d’un immeuble voisin, arrivé à 5 heures, décrit un magasin « nettoyé de fond en comble, sans mannequins ni articles ». L’affaire rappelle une série d’attaques visant les enseignes de luxe parisiennes. Chanel avait déjà été la cible l’an passé, avec un vol de 160 sacs ayant conduit à quatre mises en examen. Louis Vuitton n’a pas été épargné non plus : sa boutique du 6e arrondissement a été fracturée à trois reprises en deux ans.
Des cibles faciles et lucratives
Pour les syndicats policiers, le phénomène s’explique par la rentabilité de ce type de braquage. « Les boutiques de luxe permettent d’arracher en quelques minutes un maximum d’articles chers, faciles à transporter et rapidement revendables », souligne Fabien Bogais, du syndicat Alliance Police nationale. À Paris, les cambriolages de maroquinerie de luxe se multiplient, parfois avec des butins dépassant le million d’euros. Rue Royale, les enquêteurs doivent désormais identifier les auteurs d’une attaque fulgurante, symbole d’un banditisme qui s’attaque aux vitrines les plus prestigieuses de la capitale.
Que retenir rapidement ?
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