L’été 2025 aura vu une recrudescence des baignades sauvages dans la Seine. Selon la préfecture de police de Paris, 132 verbalisations ont été dressées pour infraction à l’interdiction de se jeter dans le fleuve, soit une hausse notable par rapport aux 99 cas recensés en 2023 et aux 75 de 2022. En 2024, le nombre d’amendes avait fortement chuté (35 seulement), une baisse expliquée par les conditions météorologiques défavorables mais aussi par la tenue des Jeux olympiques et paralympiques, qui avaient mobilisé une surveillance renforcée des berges.
Les nouveaux sites officiels ne changent rien aux pratiques
La création cet été de zones de baignade encadrées n’a pas eu d’effet mesurable sur ces pratiques illégales. La préfecture souligne qu’aucune corrélation directe n’a été constatée entre l’ouverture de ces sites et l’augmentation des baignades interdites. Elle estime qu’il faudra davantage de recul pour évaluer l’impact de ces nouvelles offres légales sur la fréquentation des eaux de la Seine. En attendant, les autorités rappellent que la baignade sauvage dans le fleuve reste strictement interdite pour des raisons de sécurité et d’hygiène, malgré l’image plus accueillante que la Seine a commencé à renvoyer depuis les Jeux.