La salle de danse s’est muée en scène judiciaire. Un professeur, né en 1956 et directeur artistique d’une école de danse et de théâtre, a été interpellé puis déféré au parquet après les témoignages de plus d’une dizaine de jeunes filles et jeunes femmes, selon le ministère public. Les premières plaintes d’anciennes élèves ont été déposées courant 2025, pour des faits décrits comme anciens pour certains, plus récents pour d’autres.
Les plaignantes évoquent des attouchements au niveau des fesses et du sexe, des massages des adducteurs et un « comportement malsain » pendant les cours et à l’école, avec notamment l’installation alléguée d’un miroir dans un bureau donnant vue sur un vestiaire dépourvu de porte.
Dans le studio, l’autorité devient un piège
Dans le détail des récits, un même fil se dessine, celui d’un rapport de force discret mais tenace, celui qui s’installe quand un adulte encadre, note, choisit, fait monter sur scène. Les jeunes femmes décrivent aussi des épisodes lors de tournées, avec des consignes sur la tenue à la plage, des invitations dans une chambre et des exhibitions sexuelles, toujours selon la même source. Placé en garde à vue lundi, l’enseignant a contesté « fermement » les faits, se disant victime d’une cabale.
Une information judiciaire a été ouverte pour agressions sexuelles sur mineures de 15 ans et de plus de 15 ans par personne ayant autorité, corruption de mineures et exhibitions sexuelles, tandis que le parquet de Nice a requis son placement en détention provisoire, prélude possible à une procédure longue où la parole, enfin, sera passée au crible.
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