Le mois dernier, 338 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine, contre 275 en juillet 2024, soit une augmentation de 23 %. Ce bilan noir touche tous les réseaux : centres-villes, routes de campagne et autoroutes. Pour l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, la tendance ne souffre pas d’ambiguïté et confirme une dégradation généralisée des comportements.
Un relâchement pointé du doigt
François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, parle d’une situation « très préoccupante » et fustige « un relâchement inacceptable des comportements au volant ». Excès de vitesse, téléphone, alcool, absence de ceinture : autant de facteurs qui, combinés, aggravent les risques. Dans les prochains jours, le ministre compte adresser aux préfets une instruction pour renforcer les contrôles, avec un ciblage accru des infractions les plus dangereuses. Cette campagne tombera en plein chassé-croisé estival, à la veille du week-end du 15 août, période traditionnellement à haut risque sur les routes.
Des chiffres contrastés selon les territoires
Si le nombre de blessés graves recule de 5 % en métropole (1 644 personnes contre 1 727 l’an passé), la situation est bien plus préoccupante en Outre-mer. Là, les accidents corporels ont bondi de 25 % et les décès sont passés de 15 à 28 en un an. Un constat qui conforte les autorités dans leur volonté de durcir la prévention et les contrôles. Reste à savoir si ces mesures suffiront à inverser une tendance qui, en un mois seulement, a effacé plusieurs années d’efforts sur la sécurité routière.