Montpellier : un couteau perdu trahit l’agresseur d’une retraitée
Montpellier : un couteau perdu trahit l’agresseur d’une retraitée

Malgré ses dénégations, un homme a été condamné à huit mois de prison après avoir violemment arraché le sac d’une femme âgée. C’est une trace ADN sur un couteau tombé dans sa fuite qui a permis son identification.

Un vol brutal sur la ligne 1

Les faits remontent à l’après-midi du 3 août 2024. Dans une rame de la ligne 1 du tramway à Montpellier, une retraitée fait une simple remarque à un homme installé face à elle : elle lui demande poliment de retirer ses pieds de la banquette. La réponse est immédiate et violente. L’individu l’insulte, la menace, puis la suit jusqu’au fond du wagon alors qu’elle tente de se mettre à l’écart. Profitant de l’arrêt à une station, il se rue sur elle et lui arrache violemment son sac à main avant de prendre la fuite. Le geste aurait pu rester impuni. Les images des caméras embarquées dans le tram et celles de la vidéoprotection municipale, jugées trop floues, n’ont pas permis une identification immédiate. Mais la victime, gardant son sang-froid, a ramassé un couteau que son agresseur avait laissé tomber dans sa fuite. Elle l’a soigneusement conservé avant de le remettre aux policiers en venant déposer plainte.

ADN, retraits bancaires et déni en bloc

L’enquête de la police scientifique est sans appel : une trace ADN retrouvée sur le manche du couteau mène les enquêteurs à un suspect bien connu de leurs services. Âgé de 25 ans, au casier déjà fourni, l’homme nie l’intégralité des faits. Il assure ne pas connaître la victime, ne jamais l’avoir croisée, et affirme que le couteau ne lui appartient pas. Un discours qui s’effondre lorsque la présidente du tribunal évoque d’autres preuves : l’homme a été filmé en train d’effectuer des retraits d’argent avec la carte bancaire volée dans le sac de la retraitée. Malgré cela, il campe sur sa position. Le tribunal correctionnel de Montpellier l’a condamné à huit mois de prison ferme, avec interdiction de paraître dans le département pendant trois ans et interdiction de port d’arme pendant cinq ans. Incarcéré à l’issue de l’audience, il a jusqu’à la fin de cette semaine pour faire appel.

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