Des inscriptions insultantes ont été découvertes sur la façade de la mosquée Avicenne, dans le quartier du Petit-Bard à Montpellier. L’affaire, révélée jeudi 30 octobre, a immédiatement suscité une vague de condamnations politiques et l’ouverture d’une enquête par la police. Les faits remonteraient à la soirée du 27 octobre. Des graffitis tracés au feutre noir ont été retrouvés sur et autour de la porte d’entrée de la mosquée, selon les constatations des forces de l’ordre. Ces inscriptions, qualifiées d’islamophobes, visaient directement la communauté musulmane et comportaient des propos particulièrement offensants envers les femmes. Les policiers ont été dépêchés sur place après un signalement dans l’après-midi du 30 octobre.
Des réactions politiques immédiates
La découverte a provoqué l’indignation à tous les niveaux de la sphère publique. Le maire de Montpellier a dénoncé un « acte insupportable qui insulte nos concitoyens de confession musulmane » et a promis de fournir aux enquêteurs les images issues de la vidéoprotection municipale afin d’identifier les responsables. Le préfet de l’Hérault a également réagi en qualifiant les faits de « contraires aux valeurs de la République », assurant que tout serait mis en œuvre pour retrouver les auteurs. Ces messages haineux, apposés sur un lieu de culte fréquenté par de nombreuses familles, ont été perçus comme une atteinte directe à la cohésion locale. Plusieurs élus ont rappelé la gravité d’un tel acte à l’approche de la période électorale, dans un contexte où les tensions identitaires se multiplient.
Une enquête ouverte pour délit de provocation à la haine
La police judiciaire a été saisie d’une enquête pour dégradation et incitation à la haine religieuse. Les agents tentent de retracer le déroulement des faits et d’exploiter les caméras de surveillance installées dans le quartier. Des prélèvements ont été effectués sur la porte du lieu de culte afin de rechercher d’éventuelles traces ADN ou empreintes digitales. Dans la ville, les habitants du quartier du Petit-Bard ont exprimé leur colère et leur tristesse. Beaucoup y voient une profanation symbolique d’un lieu de paix et de rassemblement. La direction de la mosquée, connue pour ses actions éducatives et sociales, a appelé au calme et au respect mutuel. L’affaire, qualifiée de « faits inacceptables » par les autorités, relance le débat sur la recrudescence des actes islamophobes en France. À Montpellier, la mosquée Avicenne n’avait encore jamais été la cible d’un tel incident.