Mont-de-Marsan : les madeleines qui saoulent
Mont-de-Marsan : les madeleines qui saoulent

Un simple en-cas a semé la confusion dans une exploitation agricole des Landes. À Mont-de-Marsan, un étudiant saisonnier de 20 ans a été testé positif à l’alcool lors d’un contrôle de routine, sans avoir consommé une seule goutte d’alcool. Le seul élément nouveau ce matin-là : deux madeleines industrielles avalées avant le travail. Devant l’étrangeté de la situation, une cascade de tests s’est enchaînée, avec à chaque fois le même résultat surprenant. Refusant de croire à une erreur de l’appareil, la mère du jeune homme décide d’enquêter elle-même. Elle ingère à son tour une madeleine du même paquet, avant de se soumettre à un test d’alcoolémie. Verdict : positive. Incrédule, elle consulte immédiatement un médecin, qui assure qu’un tel résultat est hautement improbable. Pas convaincue, elle se rend au commissariat, accompagnée de son fils et d’un paquet du fameux gâteau. Sur place, des policiers jouent les cobayes. Après dégustation, le test révèle chez eux également une présence d’alcool dans l’air expiré, mesurée à 0,25 mg/L.

Un mystère pâtissier bientôt élucidé ?

Face à ces résultats en série, l’affaire prend un tour plus sérieux. Une main courante est déposée. La marque de madeleines, Productos Arenas, qui commercialise ces produits fabriqués en France, est contactée. Son responsable export annonce qu’un échantillon sera transmis à un laboratoire pour analyse. L’objectif : comprendre comment une viennoiserie industrielle, censée être inoffensive, peut générer un résultat positif à l’éthylotest. Le jeune homme, dont l’employabilité aurait pu être remise en cause à tort, n’a toujours pas obtenu d’explication officielle. Cette mésaventure pose la question de la fiabilité des contrôles et de l’impact que peuvent avoir certains produits alimentaires sur leur interprétation. En attendant les résultats de l’analyse, l’histoire continue d’alimenter les conversations locales et suscite la curiosité bien au-delà des Landes. À Mont-de-Marsan, on regarde désormais les madeleines d’un œil un peu plus méfiant.

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