Noël noir pour trois enfants orphelins
Noël noir pour trois enfants orphelins

Tragédie à Marseille la nuit de Noël : une femme de 35 ans, mère de trois enfants, a succombé à une chute mortelle du haut de la tour Bel Horizon, dans le 3e arrondissement. Quelques minutes après sa défenestration, malgré l’intervention rapide des secours, elle est décédée. Son conjoint, un Algérien de 35 ans comme elle, a été mis en examen samedi 27 décembre 2025 pour « homicide aggravé par la conjugalité en état d’ivresse » et placé en détention provisoire. Le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire pour éclaircir les circonstances : accident, suicide, ou meurtre ? Mais l’ombre des violences conjugales plane lourdement sur cette affaire. Les faits se sont déroulés dans la nuit du 24 au 25 décembre. Le couple, connu des services pour une enquête ouverte en 2024 sur des violences réciproques (classée sans suite faute de preuves suffisantes), vivait dans cet immeuble du nord de la cité phocéenne. L’homme, ivre au moment des faits selon les premiers éléments, a été interpellé rapidement. Les enquêteurs scrutent les témoignages des voisins, les caméras de vidéosurveillance, et les traces dans l’appartement : cris, dispute, ou geste désespéré de la victime ? La qualification retenue, homicide aggravé , oriente vers un acte intentionnel, mais l’enquête, confiée à la police judiciaire, devra trancher.

Noël noir pour trois enfants orphelins

Ce drame s’ajoute à la litanie des féminicides : 107 en 2024, contre 96 en 2023, selon les chiffres officiels. Une mère arrachée à ses trois enfants la nuit où l’on célèbre la famille, dans un immeuble banal d’un quartier populaire. Le conjoint, en détention, risque la réclusion criminelle à perpétuité. La victime, elle, laisse derrière elle un vide abyssal et une question lancinante : pourquoi une plainte classée sans suite n’a-t-elle pas suffi à protéger ? À Marseille, où les violences conjugales restent un fléau, ce défenestration de Noël glace le sang. Les enfants, pris en charge par les services sociaux, porteront ce traumatisme à vie. Et la justice, une fois de plus, devra démonter si l’ivresse, la jalousie ou une emprise ancienne ont transformé une fête en cauchemar. En attendant, le 3919, numéro d’écoute anonyme pour les violences conjugales, reste ouvert 24h/24. Parce que trop de Noël finissent en deuil, et que prévenir, c’est déjà sauver.

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