La scène s’est déroulée au cœur de la nuit, entre les murs du club « You » à Juan-les-Pins. Une étudiante de 21 ans a été gravement brûlée lors d’une animation au bar, censée ravir les fêtards avec des cocktails enflammés. Le drame s’est produit sous les yeux de 350 clients, et l’enquête désormais ouverte devra déterminer si une négligence grave a transformé l’attraction en cauchemar. Selon les premiers témoignages, c’est une bouteille ayant explosé près du bar qui aurait projeté des débris enflammés vers la jeune femme. Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, que France 3 Côte d’Azur a pu décrire, on verrait une cliente soudainement en feu, sans réaction immédiate du personnel. Une version démentie par la direction de l’établissement, qui affirme avoir pris les mesures nécessaires. Pourtant, plusieurs témoins décrivent une tout autre scène : une jeune femme en détresse, la peau ravagée, et une discothèque qui poursuit la soirée comme si de rien n’était.
Un témoignage bouleversant, une enquête en cours
Parmi ceux qui ont assisté à l’horreur, une certaine Aude, présente dans un établissement voisin, décrit l’instant avec stupeur. Elle raconte avoir vu la victime assise sur une chaise, une veste jetée sur ses épaules, le visage méconnaissable. Et cette question poignante lancée par la jeune femme brûlée : « Est-ce que je suis toujours belle ? » Aude affirme lui avoir répondu « oui » dans un réflexe de compassion. Ce sont elle et ses amies qui auraient appelé les secours, alors que, selon leurs dires, personne du club n’a pris l’initiative de le faire.
Le barman qui a déclenché l’incendie a été suspendu
La police a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’incident et les responsabilités éventuelles. En parallèle, la direction du « You » a confirmé sa volonté de collaborer avec les autorités, tout en annonçant la réouverture du club dès le lundi soir. Dans la région, ce fait divers relance le débat sur les conditions de sécurité dans les établissements de nuit. Les animations impliquant du feu ou des produits inflammables sont légion, mais leur encadrement pose question. Pour la victime, dont le pronostic vital reste engagé selon une source proche de l’enquête, l’urgence est médicale. Pour les autorités, elle est judiciaire. Et pour les témoins, le souvenir est déjà un traumatisme.