Insolite - Un homme conduisant une mini-voiture de Barbie arrêté par la police au Canada . (Andrea Stirgard/Summer Caron)
Insolite – Un homme conduisant une mini-voiture de Barbie arrêté par la police au Canada . (Andrea Stirgard/Summer Caron)

C’est une scène que la police de Prince George, au Canada, n’est pas près d’oublier ! Le 5 septembre dernier, elle a interpellé un homme circulant sur l’une des principales artères de la ville… à bord d’une mini-voiture Barbie destinée aux enfants ! L’affaire, amusante en apparence, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux avant de prendre une tournure plus sérieuse.

Une scène surréaliste sur l’avenue 15

Des témoins médusés ont immortalisé la scène : un homme, lunettes d’aviateur sur le nez, roulant tranquillement à bord d’un petit Jeep rose, conçu pour des enfants de 3 à 7 ans et vendu par Fisher-Price. L’engin, qui peut atteindre 8 km/h, n’était évidemment pas adapté à la circulation automobile.

Selon ses propres dires, Kasper Lincoln avait « emprunté » le véhicule de l’enfant de son colocataire pour aller acheter un slurpee, son ami marchant à ses côtés. Peu après, une voiture banalisée de la Royal Canadian Mounted Police l’a intercepté.

Des passants amusés, mais une arrestation réelle

Les témoins de la scène ont d’abord réagi avec humour. Certains affirment que le conducteur semblait rouler prudemment, « à trois miles à l’heure » près du trottoir. Des passantes disent même avoir trouvé l’épisode « épique », au point de lui attribuer « 10 étoiles » pour l’originalité.

Mais les choses ont changé lorsque la police a procédé à son arrestation. Filmée par des badauds, la scène a rapidement suscité des débats en ligne : fallait-il vraiment arrêter un homme au volant d’un jouet ?

Les raisons juridiques de l’interpellation

Pour les autorités, la réponse est claire. En Colombie-Britannique, tout véhicule motorisé circulant sur la voie publique doit être assuré et conduit par un titulaire d’un permis valide. Les voitures pour enfants, tout comme les trottinettes électriques ou les skateboards motorisés, sont donc considérées comme des véhicules à moteur dès lors qu’elles sont utilisées sur la chaussée.

Dans ce cas précis, l’homme roulait avec un permis suspendu et présentait des signes d’ébriété. Deux tests d’alcoolémie ont confirmé son état. Ces circonstances justifiaient son arrestation immédiate, selon la police.

Des spécialistes du droit routier rappellent que ces règles ne sont pas une simple formalité. Sur une grande artère urbaine, un conducteur dans une mini-voiture rose n’est pas seulement en danger, il représente aussi un risque majeur pour les automobilistes et les piétons. Un choc avec un véhicule non prévu pour la circulation peut avoir des conséquences dramatiques.

L’usage de ce type de jouets est toléré dans des espaces privés ou résidentiels, mais certainement pas sur des routes très fréquentées comme l’avenue 15 de Prince George.

« L’arrestation la plus drôle de ma vie »

De son côté, Kasper Lincoln prend l’affaire avec légèreté. Habitué aux démêlés judiciaires, il reconnaît que cette arrestation est « la plus drôle » de sa vie. Il conteste toutefois la version de la police, affirmant avoir roulé principalement sur le trottoir avant de se retrouver sur la route en raison de travaux.

Poursuivi pour conduite sous influence, il compte contester le procès-verbal. Malgré tout, il dit ne pas en vouloir aux policiers, qu’il estime avoir simplement fait leur travail…

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