Incendie meurtrier à Neuves-Maisons, cinq morts dans les flammes d’un immeuble familial
Incendie meurtrier à Neuves-Maisons, cinq morts dans les flammes d’un immeuble familial

Un souffle de panique, une nuit déchirée par les cris et la fumée, et au petit matin, un bilan tragique. À Neuves-Maisons, au sud-ouest de Nancy, un incendie s’est déclenché vers trois heures vingt dans la nuit du 29 au 30 novembre 2025, dévastant les combles d’un immeuble habité et laissant derrière lui cinq morts et un blessé. La violence du sinistre, qualifiée de redoutable par les autorités locales, a bouleversé cette commune de Meurthe-et-Moselle, dont les habitants sont restés figés par l’ampleur du drame. Le feu a pris au dernier étage d’un petit immeuble qui abritait au rez-de-chaussée un commerce et, sous les toits, le logement d’une famille. Selon les premières constatations, les flammes se sont propagées très rapidement sous les combles, piégeant les occupants dans leur sommeil. L’un des fils, âgé de 22 ans, est parvenu à fuir par les toits. Blessé par les fumées mais vivant, c’est lui qui a donné l’alerte. Un geste désespéré qui n’aura pas suffi à sauver le reste du foyer.

Des victimes prises au piège pendant leur sommeil

Parmi les victimes figurent les deux parents, âgés de 59 et 60 ans, leur fils cadet de 16 ans, ainsi que deux jeunes amis de la famille, âgés de 16 et 20 ans, qui dormaient sur place. Le seul survivant, légèrement intoxiqué, a été évacué en urgence. Les pompiers ont reçu l’appel quelques minutes après le départ de feu et sont arrivés sur les lieux en moins d’un quart d’heure. Malgré cela, les flammes avaient déjà envahi tout l’étage. L’opération, menée par soixante-dix soldats du feu mobilisés avec une trentaine d’engins, s’est poursuivie une bonne partie de la nuit pour venir à bout du brasier. Les secours ont pu éviter que le feu ne se propage aux bâtiments mitoyens, mais n’ont rien pu faire pour sauver les cinq personnes coincées à l’intérieur. Les gendarmes, eux aussi rapidement mobilisés, ont sécurisé le périmètre. Une vingtaine d’entre eux ont été déployés sur les lieux afin de soutenir l’intervention et entamer les premières constatations. Une enquête a été ouverte pour homicides involontaires. Elle devra déterminer l’origine exacte de l’incendie, ainsi que les circonstances de son déclenchement. À ce stade, aucun élément ne permet de privilégier une piste criminelle ou accidentelle, mais les autorités s’interrogent sur la vitesse à laquelle le feu s’est propagé et sur les conditions de sécurité du logement. La préfecture a confirmé que l’immeuble abritait un commerce au rez-de-chaussée, mais les premières analyses semblent indiquer que le sinistre s’est déclenché bien plus haut, sous les toits, là où dormait la famille. Le parquet de Nancy a confié les investigations à la brigade de recherches locale, appuyée par les spécialistes de la police scientifique.

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