Hong Kong est frappée par l’un des pires drames de son histoire récente après l’incendie dévastateur d’un complexe résidentiel à Tai Po, qui a coûté la vie à 159 personnes, dont un nourrisson. La police a indiqué mercredi que plus de 30 personnes demeurent portées disparues, alors que les opérations de recherche se poursuivent dans les décombres encore instables du Wang Fuk Court.
L’ampleur de la catastrophe est telle que sept des huit immeubles du complexe, qui abritait près de 4 000 résidents, ont été entièrement détruits. Les images de survivants fouillant les ruines et de familles cherchant désespérément à identifier des proches disparus ont bouleversé la ville. Dans l’unique bâtiment non touché, Wang Chi, les habitants ont été autorisés à rentrer brièvement pour récupérer des effets personnels, aidés par des policiers sous haute tension émotionnelle.
La colère monte parmi la population, qui s’interroge sur la sécurité des bâtiments publics et la gestion de l’incendie par les autorités. Certains accusent le gouvernement d’avoir ignoré des alertes répétées concernant des défauts structurels et des risques d’incendie dans le complexe. D’autres dénoncent la décision, perçue comme insensible, de maintenir les élections législatives prévues dans les prochains jours, malgré le traumatisme collectif provoqué par la tragédie.
Dans un contexte déjà tendu, les autorités tentent de répondre à la crise tout en rassurant une population profondément meurtrie. Alors que les équipes de secours continuent de ratisser les ruines à la recherche de survivants ou de corps, Hong Kong se prépare à une longue période de deuil et de remise en question, avec en toile de fond un débat qui ne cesse d’enfler sur la responsabilité politique et institutionnelle dans ce drame sans précédent.