Gîte en flammes en Charente : désormais cinq morts et des questions sans réponse
Gîte en flammes en Charente : désormais cinq morts et des questions sans réponse

Le feu a tout emporté à Montmoreau, petite commune de la campagne charentaise. Lundi matin, un gîte accueillant des vacanciers en situation de handicap mental a été ravagé par un incendie d’une rare violence. Quatre corps avaient été découverts dès les premières fouilles. Le lendemain, les pompiers ont retrouvé une cinquième victime dans les décombres. Il s’agit vraisemblablement de la propriétaire des lieux, disparue après avoir tenté de sauver ses pensionnaires. Au total, cinq morts, dont quatre personnes handicapées et la gérante du gîte Chez Gros Jean. Le bilan est définitif, mais les circonstances du drame, elles, restent floues. Ce sont 80 pompiers qui se sont relayés pour contenir les flammes et fouiller les restes calcinés du bâtiment. L’alerte a été donnée tôt, mais l’intensité du feu n’a laissé que peu de chance aux victimes. Quatre autres personnes ont été hospitalisées à Angoulême, dont une en urgence absolue. Neuf survivants, en état de choc, ont été hébergés temporairement chez un proche des propriétaires avant d’être suivis par une cellule psychologique. Tous seront prochainement rapatriés dans leurs départements d’origine (Charente, Charente-Maritime ou Limousin), selon les précisions du vice-procureur d’Angoulême.

Une enquête ouverte pour homicide involontaire

Le parquet a rapidement ouvert une enquête en flagrance pour homicide et blessures involontaires. Les gendarmes de la brigade de recherches d’Angoulême ont été saisis, assistés des experts de l’IRCGN et des techniciens en identification criminelle. Pour l’heure, seule une victime a pu être identifiée formellement : une femme handicapée de 63 ans. Le travail d’identification s’annonce long et complexe. Aucune hypothèse n’est écartée, les causes de l’incendie demeurant incertaines. Les enquêteurs s’intéressent également aux premiers appels passés aux secours pour tenter de reconstituer la chronologie exacte des faits. Selon les premières constatations, Danielle Porthuaud, la propriétaire des lieux, aurait d’abord réussi à fuir les fumées avant de revenir à l’intérieur du gîte pour secourir les résidents. Un geste tragique qui lui a coûté la vie. Ce drame soulève aussi des interrogations sur les normes de sécurité et les conditions d’accueil dans ce type de structure isolée. Si l’origine du sinistre reste encore mystérieuse, les familles endeuillées attendent désormais des réponses.

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