La cour d’assises de l’Essonne a été le théâtre d’une scène d’une rare violence jeudi matin, alors que se tenait le procès lié à la mort d’un jeune homme de 19 ans, tué lors d’une rixe en juillet 2021 à Sainte-Geneviève-des-Bois. Moins d’une heure après le début de l’audience, plusieurs dizaines de jeunes issus de quartiers rivaux de Saint-Michel-sur-Orge et de Sainte-Geneviève-des-Bois se sont violemment affrontés dans la salle des pas perdus du tribunal d’Évry.
Une explosion de tensions entre groupes rivaux
Les premiers échanges se seraient limités à des insultes, avant que les protagonistes ne passent aux coups. Selon les informations rapportées, la sécurité n’a pas suffi à contenir ces violences soudaines, entraînant l’intervention massive de forces de l’ordre. Plus d’une centaine de policiers ont été dépêchés pour séparer les groupes et rétablir le calme, mettant fin à un affrontement particulièrement tendu au cœur même de l’institution judiciaire. Michaël Humbert, président de la cour d’assises, a fait savoir qu’en cas de nouvel incident, les portes pourraient être fermées et les débats poursuivis à huis clos.
Un procès marqué par une rivalité ancienne
Les tensions observées dans le tribunal renvoient directement aux faits jugés. Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2021, Arthur et un ami s’étaient rendus à Sainte-Geneviève-des-Bois avec l’intention d’en découdre, selon les déclarations du survivant. Le jeune homme avait été roué de coups dans un contexte de rivalité récurrente entre bandes des deux communes. Il était mort deux jours plus tard à l’hôpital. Depuis l’ouverture du procès mardi, la famille d’Arthur a rappelé à quel point ce drame demeure une rupture définitive, expliquant que leur vie s’était figée à la date des faits. Le procès doit se poursuivre, sous surveillance renforcée, dans un climat désormais jugé particulièrement sensible.