Drame - Une parachutiste d'élite oublie volontairement d'ouvrir son parachute après une rupture amoureuse, lors d'un saut à 4.600 mètres d'altitude. (DR)
Drame – Une parachutiste d’élite oublie volontairement d’ouvrir son parachute après une rupture amoureuse, lors d’un saut à 4.600 mètres d’altitude. (DR)

Jade Damarell, une parachutiste britannique de 32 ans, a mis fin à ses jours en sautant d’une altitude de 4 600 mètres sans ouvrir son parachute. Les conclusions de l’enquête officielle, rendues publiques ce mois-ci, confirment qu’elle a agi de manière délibérée, choisissant de ne pas activer son parachute principal ni son dispositif de secours automatique. Ce drame survient au lendemain d’une rupture amoureuse qui l’a profondément affectée.

Une décision préméditée et tragique

Originaire de Caerphilly, au Pays de Galles, Jade Damarell était une sauteuse d’élite, forte de plus de 500 sauts à son actif. La veille de sa mort, elle avait encore effectué six sauts sans incident, démontrant son expérience et sa maîtrise de la discipline. Pourtant, le 27 avril 2025, elle a désactivé le système d’ouverture automatique de son parachute de secours, conçu pour se déclencher en cas d’urgence, et n’a fait aucune tentative pour déployer son parachute principal. Son équipement, vérifié après l’accident, était en parfait état de fonctionnement.

Plusieurs indices ont permis aux enquêteurs de conclure à un suicide. Jade avait laissé des instructions sur l’écran de verrouillage de son téléphone, permettant à sa famille d’accéder à des messages personnels. Dans ces notes, elle s’excusait auprès de ses proches et évoquait la rupture brutale avec son compagnon, Ben Goodfellow, survenue quelques heures seulement avant son dernier saut. Contrairement à ses habitudes, elle n’avait pas emporté son appareil photo, qu’elle utilisait systématiquement pour filmer ses performances.

Une relation amoureuse au cœur du drame

Jade Damarell partageait sa vie depuis huit mois avec Ben Goodfellow, un technicien automobile et musicien de 26 ans. Leur relation, née d’une passion commune pour le parachutisme, s’est brutalement terminée dans la nuit précédant sa mort. Le couple vivait ensemble près de l’aérodrome où Jade pratiquait régulièrement. Le groupe de musique de Ben Goodfellow a d’ailleurs annulé un concert prévu peu après le drame, invoquant des « circonstances imprévues ».

Un deuil sans tabou

Dans une déclaration poignante, les parents de Jade ont exprimé leur acceptation des conclusions de l’enquête et leur volonté de briser le silence autour du suicide. Ils ont décrit leur fille comme une personne « brillante, belle et courageuse », et ont appelé à une plus grande sensibilisation aux questions de santé mentale, notamment dans les milieux sportifs extrêmes. Leur démarche vise à encourager un dialogue ouvert et sans honte sur ces sujets délicats.

Un choc pour la communauté des parachutistes

La disparition de Jade Damarell a profondément marqué la communauté des sports aériens. Son histoire rappelle l’importance d’un accompagnement psychologique, même pour des athlètes expérimentés et apparemment épanouis. Ses proches et ses collègues se souviennent d’elle comme d’une femme passionnée, dont la disparition laisse un vide immense et interroge sur les fragilités cachées derrière les apparences de force et de maîtrise….

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