Trop, c’est trop. À Pollestres, petite commune des Pyrénées-Orientales située près de Perpignan, la municipalité a décidé de mettre un terme aux visites intempestives de démarcheurs à domicile. Face à la multiplication des plaintes d’habitants agacés, parfois même abusés, une nouvelle règle stricte encadre désormais cette activité sur la commune. Depuis le début du mois de juillet, tout professionnel souhaitant faire du porte-à-porte dans les rues de Pollestres doit obligatoirement se signaler à la mairie au moins cinq jours avant son passage. À leur arrivée, les démarcheurs seront contrôlés par la police municipale, qui vérifiera leur identité, la légalité de leur activité, et leur délivrera un justificatif officiel autorisant leur intervention dans un créneau bien défini. En cas d’absence de cette validation, des sanctions sont prévues.
Un encadrement pour protéger les habitants
La mesure a été portée par le maire Jean-Charles Moriconi en concertation avec le conseil municipal et le Centre Communal d’Action Sociale. L’objectif est clair : mettre fin aux abus de faiblesse et protéger les personnes vulnérables, notamment les personnes âgées, souvent ciblées par des arnaques bien rodées. La municipalité entend préserver la tranquillité des 5 500 habitants de la commune, les « Pollestrencs », tout en réaffirmant une politique de proximité au service des administrés. Les escroqueries déguisées en vente à domicile ne sont pas nouvelles dans la région. Ces dernières années, plusieurs habitants des Pyrénées-Orientales ont été victimes de faux vendeurs de matelas ou d’appareils électroménagers. Sous couvert de démonstrations commerciales, certains escrocs parvenaient à s’introduire dans les foyers pour dérober objets de valeur ou liquidités, quand ils ne vendaient pas des produits défectueux à prix gonflés. Avec ce dispositif, Pollestres espère desserrer l’étau autour de ces pratiques indésirables. Désormais, tout démarchage sans autorisation pourra être immédiatement signalé et stoppé. Une manière de rappeler que la confiance ne s’achète pas sur le pas de la porte.