Creil : un trafic de drogue déstabilisé avec un revendeur piégé par des caméras
Creil : un trafic de drogue déstabilisé avec un revendeur piégé par des caméras

À Creil, l’avenue Jules-Uhry n’en finit plus d’attirer les trafiquants du quotidien. Le ballet est bien rodé : un bar, une cache discrète dans une façade voisine, quelques allers-retours, et les clients défilent. Le 16 janvier dernier, les caméras de vidéosurveillance ont permis de remonter la piste de l’un de ces revendeurs. Repéré par les agents municipaux en plein va-et-vient, Sofiane C., 20 ans, a été filmé pendant vingt minutes, le temps de quatre ventes illégales. À chaque passage, il récupérait quelques paquets dissimulés derrière le mur d’un commerce. Tabac de contrebande, un peu de cannabis, des acheteurs qui n’attendaient pas leur tour bien longtemps. Lors de son interpellation, il ne portait que deux paquets sur lui. Une prudence stratégique : dans ce petit trafic, tout est pensé pour ne pas tomber avec trop de marchandise.

La gare, épicentre d’un trafic persistant

Jugé ce lundi 16 juin, il a écopé de trois mois de prison avec sursis. Il a reconnu les faits captés par les caméras. « J’étais en galère, je n’avais pas de taf » a-t-il justifié à la barre, expliquant qu’il travaille désormais en intérim. Son dernier séjour en détention, pour trafic de stupéfiants, semble l’avoir secoué. Mais même s’il jure aujourd’hui ne plus remettre les pieds avenue Jules-Uhry, le manège ne s’est pas arrêté pour autant. La gare de Creil reste l’un des points névralgiques du trafic local. Les vendeurs s’y relaient, chaque jour, profitant du passage intense et d’une surveillance que le système de vidéosurveillance ne suffit toujours pas à dissuader. Les condamnations s’enchaînent, les visages changent, mais les paquets continuent de circuler.

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