Un avion de voltige monoplace s’est abîmé dans un secteur boisé d’Uzein, près de Pau, ce dimanche 14 septembre 2025, en fin de matinée. Le pilote, un homme de 51 ans seul à bord, a eu le réflexe salvateur de sauter en parachute avant l’impact, se blessant légèrement. Décollé de l’aérodrome de Pau-Uzein pour un vol d’essai, l’appareil aurait connu un blocage des commandes en vol, selon des sources proches, bien que la préfecture des Pyrénées-Atlantiques reste prudente sur les causes. Une enquête est ouverte, et le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) se déplace ce lundi pour les constats. Ce drame, sans impact sur le trafic aérien local, rappelle les risques inhérents à la voltige, où la moindre défaillance peut tourner au cauchemar.
Une éjection in extremis qui évite le pire
Vers 11 heures, l’aéronef décolle de l’aérodrome de Pau-Uzein, site dédié à l’aviation légère et à la formation. Le pilote, expérimenté, effectue un vol d’essai lorsque les commandes se bloquent, rendant l’appareil incontrôlable. Sans hésiter, il active son parachute et s’extrait de la cabine, atterrissant à proximité. Pris en charge par le SDIS 64, il présente des blessures légères – contusions et chocs –, et son état n’inspire pas d’inquiétude. L’épave, localisée autour de 13h15 près de l’impasse de l’Ayguelongue, entre Uzein et Serres-Castet, gît dans un bois dense, à 600 mètres de l’Intermarché local. Une vingtaine de pompiers de Pau, Navailles-Angos et de l’aéroport ont été mobilisés pour sécuriser le site et éteindre un début d’incendie, sans dégât environnemental majeur. La préfecture a déclenché le plan SATER (Sauvetage aéro-terrestre), coordonné avec l’armée de l’air, pour localiser l’épave. La brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) est intervenue en urgence, confirmant que le crash n’a pas perturbé les opérations de l’aéroport de Pau-Uzein, où décollages et atterrissages se poursuivaient normalement. Ce vol d’essai, courant pour les appareils de voltige, souligne les dangers de cette discipline acrobatique, où les pannes mécaniques restent rares mais fatales sans procédure d’éjection.
Enquête en cours : blocage des commandes ou autre cause ?
Le parquet de Pau a ouvert une enquête préliminaire sur les circonstances de l’accident, confiée à la BGTA. Des témoins évoquent un blocage des commandes, potentiellement lié à un dysfonctionnement technique lors d’une manœuvre. La préfecture, plus réservée, indique que « les raisons restent inconnues à ce stade ». Le BEA, spécialiste des enquêtes aériennes civiles, arrive ce lundi pour analyser l’épave : inspection des commandes, analyse des débris, et reconstitution du vol. L’avion, un modèle monoplace typique de la voltige, pourrait révéler une défaillance comme un enrayage ou une usure, dans un contexte où les appareils légers subissent des contraintes extrêmes. Ce crash, heureusement sans victime fatale, survient dans une région habituée aux activités aériennes : l’aérodrome d’Uzein accueille clubs de vol et meetings annuels. Il rappelle des incidents passés, comme le crash d’un Fokker en 2007 à Pau, mortel pour un camionneur au sol. Les pilotes de voltige, formés à l’éjection, doivent renouveler leurs parachutes tous les dix ans, un équipement qui a ici fait la différence. Les autorités appellent à la prudence, tandis que les riverains, choqués par le bruit de l’impact, expriment leur soulagement sur les réseaux. Une expertise technique, potentiellement longue, déterminera si c’est un incident isolé ou un rappel à la vigilance pour les clubs locaux.