Dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 août, plusieurs épisodes violents ont secoué Clermont-Ferrand et ses environs. Au petit matin, dans le quartier sensible de Croix-de-Neyrat, les secours ont découvert un corps calciné, allongé sur la banquette arrière d’un véhicule en feu. Quelques heures plus tôt, une personne avait été blessée par balles dans le même secteur, alimentant les interrogations sur un possible lien entre les deux affaires.
Multiplication des attaques criminelles
La série noire ne s’est pas arrêtée là. Vers 3 h 20, à Pérignat-lès-Sarliève, à une quinzaine de kilomètres de la ville, un incendie volontaire a visé une habitation. Cinq douilles de gros calibre ont été retrouvées sur place, bien qu’aucun impact de balle n’ait été relevé. Aucune victime n’est à déplorer, mais la maison voisine avait déjà été prise pour cible par un feu criminel une semaine plus tôt. Ces violences rappellent un précédent sinistre survenu le 18 mai, lorsque la police avait découvert, toujours à Croix-de-Neyrat, un corps partiellement brûlé dans une voiture, un couteau planté dans le crâne.
Un climat gangrené par le trafic de drogue
Si les enquêteurs restent prudents et n’ont pas établi de lien officiel entre ces événements, la préfecture du Puy-de-Dôme est confrontée depuis 2024 à une recrudescence de règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants. Le parquet confirme que plusieurs investigations sont en cours pour éclaircir cette nouvelle nuit de violences, tandis que la tension reste palpable dans certains quartiers de l’agglomération clermontoise.