La commune de Bosc le Hard, au nord de Rouen, a entamé la semaine sous un dispositif de sécurité exceptionnel après la découverte d’une bombe britannique datant de la Seconde Guerre mondiale. L’engin, mis au jour en septembre dans un champ, contenait près de soixante-dix kilos d’explosif, ce qui a conduit les autorités à organiser une opération de déminage en deux étapes. Dès lundi matin, un périmètre de sécurité de deux cent soixante-dix mètres a été établi autour du site, entraînant l’évacuation d’une quinzaine de foyers et la fermeture de plusieurs axes de circulation. Les démineurs venus du centre spécialisé de Caen avaient pour mission de neutraliser l’engin avant son transfert vers un lieu sécurisé. Les transports scolaires avaient été maintenus, mais la circulation restait coupée dans plusieurs secteurs le temps que les équipes puissent travailler sans interruption. L’opération devait se poursuivre tout au long de la journée, avec un désamorçage programmé jusqu’en fin d’après-midi. Les habitants concernés avaient été invités à quitter leur domicile dès l’aube afin de permettre le début des travaux.
Une destruction prévue dans une carrière voisine sous strict encadrement
La deuxième phase de cette intervention, consacrée à la destruction de la bombe, devait avoir lieu le lendemain à la carrière de Saint Vigor d’Ymonville. Pour cette étape, un nouveau périmètre de sécurité d’environ deux cents mètres serait instauré autour du site industriel. Les salariés devaient temporairement quitter les lieux afin de permettre l’explosion contrôlée prévue entre midi et le début d’après-midi. Cette procédure, rarement mise en œuvre en raison de la puissance des charges concernées, nécessitait une préparation minutieuse ainsi qu’une coordination entre les équipes de déminage, les autorités locales et les gestionnaires du site d’accueil. La bombe avait été stabilisée dès sa découverte en septembre, recouverte de sédiments et entourée de bottes de paille dans l’attente de l’intervention. Les responsables de l’opération soulignaient que ces mesures conservatoires avaient permis de sécuriser l’engin pendant plusieurs semaines. L’ensemble de la mission devait s’étaler sur deux jours, une durée nécessaire pour garantir une élimination définitive de cet héritage explosif de la Seconde Guerre mondiale.