L’ouverture estivale de la base de loisirs des Étangs de Hollande, près de Rambouillet, a tourné au drame pour une adolescente de 16 ans. Alors qu’elle profitait des installations aquatiques le 24 juin, la jeune fille a été grièvement blessée à la jambe en plongeant dans l’eau. Un élément métallique, dissimulé sous la surface, a pénétré son tibia. Transportée en urgence à l’hôpital de Rambouillet, elle a subi plusieurs interventions, dont certaines liées à une infection. La plaie ne nécessitait pas moins de 17 points de suture. Sa famille, déterminée à comprendre l’origine de cet accident, a déposé plainte pour identifier les responsabilités. Plusieurs questions restent en suspens : d’où provenait ce morceau de métal ? Pourquoi n’avait-il pas été repéré avant l’ouverture au public ?
Un vestige sous-marin passé inaperçu
Le site, confié depuis cette année à l’opérateur privé Wam Park dans le cadre d’une délégation de 25 ans par Rambouillet Territoires, a réagi rapidement. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’exploitant évoque « un vestige d’un ancien ponton » comme cause probable de l’accident. En réponse, la zone a été immédiatement neutralisée, les structures gonflables retirées, et une opération de sécurisation plus vaste a été annoncée. Un ratissage complet du plan d’eau sera mené par des plongeurs professionnels pour éliminer tout danger résiduel. L’espace de jeux aquatiques restera fermé jusqu’au 4 juillet, tandis que la baignade classique et les espaces de restauration restent accessibles. L’opérateur a assuré que la sécurité des usagers demeure sa priorité et a exprimé son soutien à la jeune victime. Alors que la saison estivale débute à peine, cet incident relance la question de la surveillance des aménagements aquatiques, en particulier dans les bases de loisirs rénovées ou reprises par de nouveaux exploitants.