La municipalité de Bayonne a décidé de maintenir en vigueur l’arrêté encadrant la détention et l’usage détourné du protoxyde d’azote, une mesure instaurée au printemps face à la multiplication des bouteilles abandonnées dans l’espace public. Depuis le début de l’année, les équipes de police municipale constatent une présence régulière de ces bonbonnes dans les rues, les halls d’immeubles et parfois même dans les jardins privés de certains quartiers situés en hauteur. Cette situation, jugée préoccupante bien que contenue, a convaincu la ville de prolonger le dispositif d’interdiction afin d’éviter une banalisation de ce produit souvent détourné pour ses effets euphorisants.
Un phénomène en hausse dans l’espace public
Les agents municipaux ont ramassé 143 bonbonnes depuis janvier, soit une moyenne d’une quinzaine par mois. La plupart sont retrouvées dans les secteurs les plus exposés du haut de Bayonne, où les riverains signalent de plus en plus souvent la présence de ces contenants métalliques dans leur environnement immédiat. Malgré ce volume croissant, les interpellations demeurent rares, puisqu’une seule personne a été contrôlée pour détention et consommation de protoxyde d’azote au cours de l’année. Les autorités locales estiment toutefois que la progression du nombre de bouteilles abandonnées révèle un usage qui tend à se diffuser, ce qui justifie la poursuite d’une action préventive renforcée. L’adjoint chargé de la tranquillité publique souligne que la ville souhaite éviter de voir s’installer une habitude susceptible d’alimenter des nuisances ou des risques sanitaires.
Une vigilance maintenue sur tout le territoire communal
La prolongation de l’arrêté s’accompagne d’une surveillance accrue des espaces publics, les services municipaux considérant que la lutte contre ce phénomène passe avant tout par une présence régulière sur le terrain. Les services de prévention rappellent que le protoxyde d’azote, lorsqu’il est utilisé en dehors de tout cadre professionnel, peut présenter des dangers pour la santé et entraîner des comportements à risque. La mairie entend donc accentuer son travail d’information et poursuivre les opérations de ramassage pour limiter l’impact de ces usages détournés sur la vie quotidienne des habitants. Dans un contexte où plusieurs villes françaises adoptent des mesures similaires, Bayonne choisit de rester ferme afin de contenir l’évolution d’un phénomène encore marginal mais en progression visible.