Banlieue de Grenoble, des sangliers agressifs sèment la terreur dans les jardins @wikipedia commons
Banlieue de Grenoble, des sangliers agressifs sèment la terreur dans les jardins @wikipedia commons

À Saint-Martin-d’Hères et dans les communes voisines, les habitants n’osent plus sortir de chez eux sans crainte. Depuis plusieurs semaines, une douzaine de sangliers a élu domicile dans les jardins, transformant potagers et vergers en terrain de chasse. « C’est un carnage », souffle une habitante dont les pommes et les massifs n’ont pas résisté aux assauts. Les animaux, de plus en plus hardis, bloquent parfois les accès aux maisons et n’hésitent pas à charger les riverains. L’été a déjà laissé son lot d’incidents. Une résidente raconte avoir dû se réfugier sur un tas de bois après avoir été foncée dessus par la horde. Ses chiens ont tenté de la protéger, l’un d’eux finissant gravement blessé. Plus loin, une famille redoute de croiser les bêtes en promenant leur bébé, tandis qu’un retraité assiste impuissant aux festins nocturnes filmés par ses caméras de surveillance. Dans certains foyers, les enfants refusent même de traverser seuls le jardin, préférant attendre que leurs parents viennent les escorter jusqu’à la maison.

Les chasseurs en première ligne

Alertée par les habitants, l’association de chasse locale promet une riposte dès l’ouverture officielle de la saison, le 14 septembre. « On va multiplier les battues pour réguler au mieux la population », assure son président, Sébastien Persicot. Mais il prévient : la proximité des habitations limite les marges de manœuvre. La prolifération des sangliers n’est pas propre à la région grenobloise. Partout en France, les signalements explosent, entre jardins ravagés, collisions routières et attaques imprévisibles. Dans la banlieue de Grenoble, la tension est montée d’un cran : les habitants vivent désormais avec la peur permanente de voir surgir, au détour d’un portail, ces intrus devenus trop à l’aise pour reculer face à l’homme.

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