La stupeur a frappé le lycée horticole d’Antibes ce mercredi 10 septembre. En début d’après-midi, un jeune homme vêtu d’une tenue militaire a pénétré dans l’établissement et agressé une enseignante de 53 ans ainsi qu’un élève de 16 ans, tous deux poignardés avant que l’assaillant ne soit interpellé. Selon les premiers éléments recueillis, le suspect est âgé de 18 ans et n’est pas un inconnu des forces de l’ordre. En 2024, il avait déjà été arrêté alors qu’il était soupçonné de préparer une tuerie de masse. À l’époque, le parquet de Grasse avait confirmé qu’un signalement faisait craindre un passage à l’acte imminent, évoquant un profil « très perturbé et dangereux ».
Un passé judiciaire et psychiatrique chargé
Né en 2007 et ancien élève du lycée horticole d’Antibes, le jeune homme avait déjà été poursuivi pour des faits d’« apologie du terrorisme ». Placé en garde à vue puis en service fermé de psychiatrie, il avait ensuite été incarcéré entre avril et décembre 2024. Son dossier évoquait des antécédents psychiatriques lourds, plusieurs fugues et un suivi pédo-psychiatrique de longue durée. Fiché S mais non inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), il était décrit comme « introverti », « froid » et fasciné par des figures de tueurs de masse, tels qu’Anders Breivik ou les auteurs de la tuerie de Columbine.
Une menace persistante
Malgré ses séjours en psychiatrie, son profil inquiétant n’avait jamais totalement disparu des radars. Un soignant ayant eu affaire à lui se souvenait d’une « gueule d’ange » derrière laquelle se cachaient des troubles graves, associés à une consommation régulière de cannabis et à des épisodes délirants. L’enquête ouverte sous l’autorité du parquet de Grasse devra éclaircir les conditions qui ont permis à ce jeune homme, déjà identifié comme dangereux, de passer de la menace au passage à l’acte.