À Carcassonne, un vol de cuivre révèle un poulain disparu et un perroquet protégé
À Carcassonne, un vol de cuivre révèle un poulain disparu et un perroquet protégé

Ils cherchaient du cuivre, ils sont tombés sur un poulain et un perroquet. Lors d’une intervention menée auprès de gens du voyage dans l’Aude, les policiers de Carcassonne ont mis au jour une scène inattendue : un jeune équidé sans papiers et un volatile d’une espèce protégée, tous deux détenus sans justificatif. La découverte, improbable, a pris une tournure plus sensible encore lorsque le poulain s’est avéré être potentiellement volé. Face à l’absence de documents, les deux animaux ont été confiés à l’association ARDA 11, qui recueille les bêtes victimes de maltraitance ou de négligence. Le poulain, baptisé Poly par ses sauveteurs, a rapidement attiré l’attention sur les réseaux sociaux. Et c’est là que le hasard a bien fait les choses : en quelques jours, un éleveur de la Drôme a reconnu l’animal comme le sien. D’après lui, l’équidé avait été volé à la mi-juin, alors qu’il n’était âgé que de quelques jours.

Le miracle Poly : piste retrouvée et analyses ADN à venir

Le président de l’association, Roger Torrent, l’a confirmé : un test ADN est désormais en cours pour vérifier la filiation entre le poulain et la jument de l’éleveur. L’homme a fait examiner sa ponette chez un vétérinaire pour prélever un échantillon sanguin, pendant que l’association procédait de son côté à une prise similaire sur Poly. Les résultats permettront de trancher et, peut-être, de réunir l’animal avec son véritable propriétaire. En attendant, le poulain n’est pas livré à lui-même. Affaibli, anémié, mais pris en charge, il est aujourd’hui soigné et choyé par une bénévole de l’association. Son état s’améliore, lentement mais sûrement. Et même si les analyses venaient à infirmer le lien avec l’éleveur drômois, l’association conservera l’animal. Le président le martèle : « Il n’est pas à la rue ». L’affaire, au départ anodine, révèle une réalité plus complexe. La disparition d’animaux dans la région n’est pas un phénomène isolé. Pour une fois, l’intervention de la police, orientée vers un tout autre dossier, a permis un sauvetage inespéré. Un bénévole salue le professionnalisme des forces de l’ordre : « On aurait pu croire qu’ils allaient passer à côté des animaux. Eh bien non. »

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