Les États-Unis envisageraient d’utiliser des brise-glaces à propulsion nucléaire russes pour faciliter l’exploitation et l’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis l’Alaska, ont indiqué vendredi plusieurs sources proches du dossier. Ce projet s’inscrirait dans le cadre du vaste programme Alaska LNG, qui comprend notamment la construction d’un pipeline de plus de 1 280 kilomètres (800 miles) destiné à relier les gisements gaziers aux terminaux d’exportation vers l’Asie.
Selon ces sources, la coopération envisagée porterait sur l’accès à la route maritime du Nord, une voie navigable stratégique longeant les côtes arctiques russes, essentielle pour réduire les délais et les coûts de transport vers les marchés asiatiques. Les brise-glaces nucléaires de Moscou, parmi les plus puissants au monde, seraient indispensables pour assurer la navigation dans ces eaux glacées pendant la majeure partie de l’année.
Ce projet énergétique, discuté en marge du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska, intervient alors que les deux dirigeants doivent également aborder la question d’un cessez-le-feu en Ukraine. Un éventuel accord sur le GNL pourrait représenter un volet économique majeur dans les relations bilatérales, malgré les tensions persistantes liées au conflit.
Ni Washington ni Moscou n’ont confirmé officiellement ces discussions, mais leur simple évocation marque un rapprochement pragmatique sur le terrain énergétique, dans un contexte où la géopolitique arctique prend une importance croissante.