Les autorités irakiennes ont annoncé vendredi que leur projet d’importer du gaz turkmène acheminé par l’Iran pour atténuer la crise énergétique du pays avait échoué, en raison du refus des États-Unis d’approuver l’accord. Bagdad se retrouve ainsi contraint de chercher d’autres solutions pour alimenter son réseau électrique.
L’Irak, membre de l’OPEP, peine depuis des années à assurer une production électrique continue et dépend largement des importations d’énergie. Le projet envisagé prévoyait un échange triangulaire : du gaz turkmène livré à la compagnie nationale iranienne, puis réacheminé vers l’Irak afin d’alimenter ses centrales.
Mais Washington, qui a mis fin aux dérogations permettant à Bagdad d’importer directement de l’électricité iranienne, s’oppose désormais à ce type d’arrangement, jugeant qu’il renforcerait indirectement l’économie de Téhéran, déjà sous le coup de sanctions internationales.
Cette décision place le gouvernement irakien dans une position délicate, pris entre ses relations stratégiques avec les États-Unis, principal partenaire sécuritaire et financier, et sa dépendance énergétique à l’égard de l’Iran, fournisseur essentiel de gaz et d’électricité.
Privé de cet accord, Bagdad devra accélérer la recherche d’alternatives, qu’il s’agisse d’investissements dans ses propres capacités de production, de contrats avec d’autres pays producteurs ou du développement des énergies renouvelables. En attendant, la population reste confrontée à des coupures fréquentes et prolongées, accentuant le mécontentement social.