Des enquêteurs américains ont trouvé des éléments laissant penser que la Russie serait au moins partiellement responsable d’un récent piratage informatique visant le système qui gère les documents judiciaires fédéraux aux États-Unis, rapporte mardi le New York Times. Le quotidien, citant plusieurs sources informées du dossier, précise que cette intrusion a permis aux auteurs de s’introduire dans une infrastructure hautement sensible de l’appareil judiciaire américain.
Ce système, utilisé pour stocker et gérer l’ensemble des documents judiciaires fédéraux, est considéré comme un pilier de l’administration de la justice aux États-Unis. Sa compromission soulève de graves inquiétudes quant à la confidentialité des données, à la sécurité nationale et à la possibilité d’une exploitation à des fins d’espionnage ou de manipulation judiciaire.
Le New York Times ne précise pas si l’attaque a entraîné la consultation ou la modification de documents sensibles, ni l’ampleur exacte des dégâts. Toutefois, l’implication présumée de la Russie, déjà accusée par le passé de cyberattaques contre des institutions américaines, pourrait raviver les tensions diplomatiques entre Washington et Moscou, dans un contexte déjà marqué par le conflit en Ukraine et d’autres différends stratégiques.
Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par le gouvernement américain ou par les autorités russes sur cette affaire. Les enquêteurs poursuivent leurs analyses afin de déterminer la méthode employée par les pirates, l’ampleur de la brèche et les éventuelles failles de sécurité qui ont permis l’intrusion.