Un ressortissant britannique a plaidé coupable mardi à New York pour avoir participé à une vaste escroquerie portant sur près de 100 millions de dollars, impliquant de faux prêts accordés à de prétendus collectionneurs de vin de luxe.
James Wellesley, 59 ans, a reconnu devant un tribunal fédéral de Brooklyn avoir conspiré pour commettre une fraude électronique, selon les documents judiciaires. Il risquait jusqu’à 20 ans de prison.
L’homme et son complice, le Britannique Stephen Burton — qui a lui aussi plaidé coupable plus tôt cette année —, avaient créé de fausses sociétés de financement censées accorder des prêts à des collectionneurs fortunés. En réalité, ni les clients ni les stocks de vin utilisés comme garantie n’existaient.
Les deux hommes ont dupé des investisseurs du monde entier, leur promettant des rendements élevés grâce à des contrats garantis par des bouteilles de grands crus fictifs. L’argent collecté servait à financer un train de vie luxueux, incluant voyages, montres et voitures de prestige.
L’affaire, qualifiée par les procureurs américains de « fraude internationale d’une ampleur rare », illustre la vulnérabilité du marché des placements alternatifs, notamment celui du vin de collection, face aux escroqueries sophistiquées.
Wellesley doit connaître sa peine dans les prochains mois. Son coaccusé Burton attend également le verdict de la cour fédérale.