Les ministres des Finances du G7 ont annoncé mercredi leur intention de renforcer la pression économique sur Moscou en s’attaquant aux pays et aux acteurs qui continuent d’augmenter leurs importations de pétrole russe ou qui facilitent les circuits de contournement des sanctions.
Dans une déclaration commune publiée à l’issue d’une réunion virtuelle, ils ont affirmé vouloir « cibler ceux qui continuent d’accroître leurs achats de pétrole russe depuis l’invasion de l’Ukraine et ceux qui facilitent le contournement » des restrictions déjà en place. Le communiqué précise également que les membres du G7 prendront des « mesures concrètes » pour réduire de manière significative, puis éliminer progressivement, leurs importations restantes d’hydrocarbures russes.
Sans nommer explicitement de pays, le texte souligne que les grandes puissances occidentales « envisagent sérieusement » de recourir à des mesures commerciales, comme des droits de douane ou des interdictions ciblées d’importation et d’exportation, contre les États jugés complices du financement de l’effort de guerre russe. Washington a, à plusieurs reprises, exhorté ses alliés à imposer des droits de douane aux acheteurs de pétrole russe, citant notamment l’Inde et la Chine, deux pays restés prudents sur le conflit. L’administration Trump a déjà mis en place des surtaxes douanières visant New Delhi.
Le G7 a rappelé que son objectif restait d’assécher les revenus énergétiques de Moscou, moteur de son économie et de son industrie militaire, tout en consolidant l’unité occidentale face à l’invasion lancée en février 2022. Moscou, qui avait déjà annexé la Crimée en 2014, contrôle encore aujourd’hui une partie du territoire ukrainien malgré les sanctions internationales et les efforts diplomatiques en cours.
Cette nouvelle offensive économique s’ajoute à une série de mesures déjà en vigueur, mais traduit la volonté des puissances du G7 d’adapter en permanence leurs outils de pression à l’évolution du conflit et aux stratégies de contournement employées par la Russie et ses partenaires.
Que retenir rapidement ?
Les ministres des Finances du G7 ont annoncé mercredi leur intention de renforcer la pression économique sur Moscou en s’attaquant aux pays et aux acteurs