Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a salué vendredi les perspectives de coopération entre l’Italie et la Chine dans le secteur automobile et les infrastructures de transport, lors d’un entretien accordé à l’agence de presse officielle Xinhua.
« Les deux pays disposent de larges perspectives de collaboration dans l’automobile, les routes intelligentes et d’autres domaines liés aux transports », a déclaré Salvini, également ministre des Transports, en visite en Chine.
Il a souligné les avancées technologiques de Pékin dans le domaine ferroviaire, citant les projets chinois visant à porter la vitesse des trains à 400, 450 voire 500 km/h, ainsi que ses progrès en conduite autonome, intelligence artificielle et innovation.
Ces propos interviennent alors que l’Union européenne a imposé en 2024 des droits de douane sur les véhicules électriques chinois, accusant Pékin de subventionner de manière déloyale ses constructeurs. L’Italie avait voté en faveur de cette mesure, mais cherche parallèlement à ménager ses relations avec la Chine, mettant régulièrement en avant les atouts de ses entreprises et de ses investissements en Europe.
L’attitude de Rome illustre un équilibre délicat : défendre les positions commerciales européennes tout en préservant un dialogue stratégique avec Pékin, partenaire jugé essentiel dans plusieurs secteurs d’avenir.