Jim Bolger, qui a dirigé la Nouvelle-Zélande de 1990 à 1997, est décédé mercredi à l’âge de 90 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué. Figure marquante de la politique néo-zélandaise, Bolger est reconnu pour avoir guidé le pays à travers une période de profonds changements économiques et sociaux, et pour avoir initié un rapprochement historique avec la population maorie.
Leader du Parti national, Bolger a accédé au pouvoir en 1990 après avoir remporté une large majorité face aux travaillistes. Durant son mandat, il a poursuivi les réformes économiques de marché initiées par ses prédécesseurs, tout en tentant d’en atténuer les effets sociaux. Son gouvernement a notamment supervisé la transition vers un système de retraite plus durable et a engagé des réformes dans les services publics.
Mais c’est surtout dans le domaine de la réconciliation nationale que Jim Bolger a laissé une empreinte durable. Il a joué un rôle clé dans l’accélération des négociations avec les iwi (tribus maories) au sujet des réparations pour les spoliations foncières et les violations du Traité de Waitangi. Ce processus a marqué une étape importante dans la reconnaissance des droits des peuples autochtones en Nouvelle-Zélande.
Bolger avait souffert d’insuffisance rénale au cours de l’année passée. Sa disparition suscite une vague d’émotion dans le pays, où il est salué pour son sens du compromis, son attachement à l’unité nationale et sa vision d’une société inclusive. De nombreuses personnalités politiques, y compris des anciens adversaires, lui ont rendu hommage.
Jim Bolger laisse derrière lui l’image d’un dirigeant pragmatique et profondément attaché à l’idée d’un dialogue ouvert entre communautés. Sa contribution au paysage politique néo-zélandais continuera d’inspirer les générations futures.