Les Forces de soutien rapide (RSF), une puissante milice paramilitaire soudanaise, ont commis de multiples crimes contre l’humanité lors du siège de la ville d’Al-Fashir, dans la région du Darfour, a affirmé vendredi une mission d’enquête mandatée par les Nations unies.
Selon ce rapport, tant l’armée soudanaise que les RSF se sont rendues coupables d’atrocités, notamment de crimes de guerre à grande échelle, depuis le début de la guerre civile il y a maintenant trois ans. Ces conclusions renforcent les constats déjà établis par la mission onusienne dans ses précédentes enquêtes.
Le président de la mission, Mohamed Chande Othman, a précisé que les RSF avaient notamment perpétré des massacres, des violences sexuelles et sexistes, des pillages et des destructions de moyens de subsistance, des actes qui, dans certains cas, s’apparentent à de la persécution et même à de l’extermination.
Ces révélations mettent en lumière la gravité des violences qui ravagent encore le Darfour, théâtre de combats acharnés et de violations massives des droits humains. Elles accentuent également la pression sur la communauté internationale, appelée à agir face à une crise humanitaire et sécuritaire qui ne cesse de s’aggraver au Soudan.