Le Conseil d’État confirme LFI à l’extrême gauche
Le Conseil d’État confirme LFI à l’extrême gauche

Le Conseil d’État a validé ce vendredi la classification de La France Insoumise comme formation d’« extrême gauche » pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. La plus haute juridiction administrative a jugé que « le classement de LFI dans le bloc de clivages ‘extrême gauche’… n’est pas entaché d’une erreur manifeste d’appréciation », au même titre que la classification du parti Union des droites pour la République à « l’extrême droite». Cette décision consolide l’application des nuances politiques aux listes municipales, un mécanisme qui permet de synthétiser les résultats électoraux selon des blocs idéologiques.

Une circulaire ministérielle contestée

La décision initiale remontait au 2 février, lorsque le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait modifié la « nuance politique » de LFI, la retirant du bloc « gauche » où elle figurait depuis sa création en 2016 et la classant parmi les formations d’extrême gauche. Le texte ministériel s’appuyait sur le positionnement politique de LFI par rapport aux autres partis de gauche et sur certains comportements du mouvement, notamment les critiques envers l’autorité judiciaire et les forces de l’ordre.

Mélenchon dénonce une « république bananière »

La décision avait provoqué une vive réaction du président de LFI, Jean-Luc Mélenchon, qui avait dénoncé sur la plateforme X une « république bananière » et accusé le ministre de troubler « l’ordre public électoral, à la Trump ». Le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard, avait pour sa part parlé de « magouille » visant à désavantager le parti à quelques semaines du scrutin.

Un recours rejeté par la plus haute juridiction

LFI avait saisi le Conseil d’État pour contester la circulaire, contestant tant ses critères que son opportunité. Les avocats du mouvement avaient plaidé que cette requalification portait atteinte à la représentation politique du parti et aux principes de neutralité. Le Conseil d’État a toutefois considéré que le ministre n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, rejetant ainsi le recours.

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