Au Suriname, l’auteur d’une attaque au couteau ayant tué neuf personnes retrouvé mort dans sa cellule (AP)
Au Suriname, l’auteur d’une attaque au couteau ayant tué neuf personnes retrouvé mort dans sa cellule (AP)

L’homme accusé d’avoir poignardé à mort neuf personnes au Suriname, dont quatre de ses propres enfants, s’est suicidé alors qu’il était en détention, ont annoncé lundi les autorités. La police a indiqué que le suspect, âgé de 43 ans, a été retrouvé sans vie dans une cellule d’un commissariat du centre de Paramaribo, sans fournir davantage de détails sur les circonstances de sa mort.

Selon les enquêteurs, l’homme avait mené une attaque meurtrière dimanche à Richelieu, dans le district de Commewijne, à une quinzaine de kilomètres de la capitale. Alertée, la police est intervenue sur place, où le suspect aurait résisté à son arrestation avant d’être blessé par balle à la jambe. Après avoir reçu des soins à l’hôpital, il avait été transféré au commissariat de Keizerstraat, à Paramaribo.

Les premières investigations font état d’antécédents de troubles mentaux. Des voisins ont rapporté qu’une dispute téléphonique avait éclaté peu avant les faits entre le suspect et son épouse, avec laquelle il ne vivait plus. Le différend portait sur la récupération des enfants, la femme ayant indiqué qu’elle enverrait une tierce personne plutôt que de se déplacer elle-même.

À l’issue de cet échange, l’homme aurait perdu le contrôle, tuant quatre de ses enfants ainsi que cinq voisins, parmi lesquels figurait également un enfant. Le drame a profondément choqué le pays, habituellement épargné par des violences de cette ampleur.

Les ministres de la Justice et des Affaires sociales se sont rendus sur les lieux dimanche. Les autorités ont souligné l’impact considérable de la tragédie sur la communauté locale et sur l’ensemble de la société surinamaise, appelant à la solidarité nationale pour soutenir les familles endeuillées.

Le président du Suriname a exprimé sa stupeur et assuré que l’État tirerait les enseignements de ce drame. Le gouvernement a annoncé qu’il prendrait en charge les frais d’obsèques de toutes les victimes. Une enquête judiciaire est en cours, notamment pour déterminer si le suspect avait bénéficié d’un suivi psychiatrique avant les faits.

Partager