Samsung Electronics a annoncé une nette amélioration de ses résultats sur l’année 2025, portée par la dynamique mondiale autour de l’intelligence artificielle. Le groupe sud-coréen affiche un bénéfice net de 45 200 milliards de wons (environ 31,6 milliards de dollars), soit une hausse de 31% par rapport à 2024, selon les chiffres publiés par l’entreprise.
Cette progression est principalement tirée par la branche semi-conducteurs, devenue le principal moteur de croissance du groupe. L’explosion de la demande en puces, notamment les mémoires à large bande passante utilisées dans les serveurs d’IA, a entraîné une hausse des prix et des volumes vendus.
Une demande de puces qui bouleverse l’électronique grand public
Samsung souligne que l’essor de l’IA exerce une pression croissante sur l’ensemble du marché des composants, au point de provoquer des tensions d’approvisionnement dans l’électronique grand public. Une pénurie de puces menace déjà d’augmenter les prix des smartphones, ordinateurs portables et autres appareils, une tendance qui pourrait se prolonger.
Le groupe anticipe d’ailleurs une poursuite de cette dynamique en 2026 : la demande liée aux serveurs et aux applications d’IA devrait continuer de grimper, renforçant les perspectives de croissance «structurelle» du secteur.
Samsung indique également avoir investi 33,2 milliards de dollars dans ses capacités de production de semi-conducteurs, et prévoit de poursuivre ces dépenses pour moderniser ses usines. Au quatrième trimestre 2025, l’entreprise a enregistré un résultat opérationnel record de 14 milliards de dollars, soit trois fois plus qu’un an plus tôt, tandis que les ventes de semi-conducteurs ont bondi de 33% sur la période.
Dans ce contexte, la compétition s’intensifie avec SK hynix, autre champion sud-coréen des puces mémoire, lui aussi porté par la vague IA et engagé dans la course à la nouvelle génération de composants, dont les puces HBM4 destinées aux centres de données.